Mis à jour le 14/10/2026
En octobre 2026, les experts-comptables sont concernés par une nouvelle campagne d’évaluation des risques de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme, organisée par l’Ordre des experts-comptables. Les informations recueillies permettront d’évaluer l’exposition des professionnels aux risques et de contribuer à la programmation des contrôles prévus entre 2027 et 2029.
Cette campagne présente plusieurs particularités, notamment une distinction entre les informations relatives à la structure du cabinet et celles concernant le portefeuille clients de chaque expert-comptable.
Qui doit répondre au questionnaire LCB-FT 2026 ? Quelles sont les dates à retenir ? Quelles données faut-il réunir pour préparer ses réponses ?
Voici les informations essentielles pour anticiper cette échéance et organiser efficacement la préparation au sein de votre cabinet.
Questionnaire LCB-FT 2026 : ce qu’il faut savoir
Quel est l’objectif du questionnaire LCB-FT 2026 ?
Le questionnaire LCB-FT 2026 est un dispositif d’évaluation mis en place par le Conseil national de l’Ordre des experts-comptables. Il vise à identifier le degré d’exposition des professionnels aux risques de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme, en tenant notamment compte des caractéristiques de leur activité et de leur clientèle.
Conformément à l’article 466 du règlement intérieur de l’Ordre, les réponses permettent de classer les professionnels selon trois niveaux d’exposition :
- Faible : les caractéristiques de l’activité et du portefeuille présentent une exposition limitée aux facteurs de risque identifiés.
- Moyenne : certaines situations ou caractéristiques de la clientèle justifient une attention particulière.
- Forte : les activités ou le portefeuille présentent des facteurs d’exposition plus importants.
Cette classification permet d’orienter le programme de contrôles LBC-FT pour la période suivante.
Il est important de distinguer l’exposition aux risques du respect des obligations réglementaires. Un cabinet accompagnant des entreprises exerçant des activités sensibles ou internationales peut présenter une exposition élevée tout en appliquant des procédures de vigilance rigoureuses.
Le questionnaire ne constitue donc pas, à lui seul, une évaluation de la conformité du cabinet. Il contribue avant tout à apprécier les risques auxquels chaque professionnel est exposé.
Quelles sont les dates du questionnaire LCB-FT 2026 ?
D’après les informations disponibles au 12 octobre 2026, l’ouverture de la campagne est annoncée pour la mi-octobre 2026. Les experts-comptables devraient ensuite disposer d’environ deux mois pour compléter et transmettre leurs réponses.
Les dates exactes, les délais applicables et les modalités de participation doivent être confirmés dans les communications officielles de l’Ordre.
Pour les cabinets, l’enjeu est d’anticiper cette échéance afin de disposer d’informations fiables sur leur organisation et leur portefeuille clients dès l’ouverture du questionnaire.
Il est donc recommandé de vérifier les données disponibles, de repérer les éventuelles informations manquantes et d’identifier les personnes chargées de préparer les réponses.
Qui doit répondre au questionnaire ?
L’article 466 du règlement intérieur prévoit que le questionnaire est adressé à l’ensemble des professionnels concernés. Chaque expert-comptable doit y répondre au titre de chacune des structures au sein desquelles il exerce.
Cette disposition est particulièrement importante pour les cabinets regroupant plusieurs experts-comptables.
En effet, les professionnels d’une même structure peuvent intervenir auprès de clientèles différentes. Leurs portefeuilles ne présentent donc pas nécessairement les mêmes facteurs d’exposition aux risques.
Une répartition précise des dossiers entre les experts-comptables est ainsi nécessaire pour préparer des réponses représentatives de leur activité respective.
Quelles sont les nouveautés du questionnaire LCB-FT 2026 ?
Selon les informations communiquées sur la campagne 2026, le dispositif devrait comprendre deux volets complémentaires, là où les précédentes campagnes reposaient sur un questionnaire unique.
Cette évolution vise à distinguer les caractéristiques générales du cabinet de l’exposition aux risques propre au portefeuille de chaque professionnel.
Un premier volet consacré à la structure du cabinet
Le premier questionnaire devrait porter sur l’organisation du cabinet d’expertise comptable et sur les moyens mis en œuvre pour encadrer ses démarches de vigilance.
Les informations recueillies peuvent notamment concerner l’organisation interne, la répartition des responsabilités, les procédures appliquées et les dispositifs de suivi.
Pour préparer cette partie, le cabinet peut commencer par vérifier que les procédures dont il dispose correspondent à son fonctionnement réel. Il est également utile d’identifier les personnes responsables de leur mise en œuvre et de s’assurer que les informations nécessaires sont accessibles.
L’objectif est de pouvoir présenter une organisation cohérente, sans devoir reconstituer l’ensemble des informations au moment de répondre.
Un second volet consacré à l’exposition aux risques du portefeuille clients
Le deuxième questionnaire devrait porter plus précisément sur les caractéristiques des dossiers rattachés à chaque expert-comptable.
Cette distinction nécessite de disposer d’une vision suffisamment détaillée de chaque portefeuille. Pour préparer l’évaluation, les professionnels peuvent notamment être amenés à mobiliser des informations concernant les secteurs d’activité, les formes juridiques, les opérations internationales ou certains facteurs de risque propres aux clients.
Prenons l’exemple d’un cabinet dans lequel deux associés exercent des missions différentes. Le premier accompagne essentiellement des entreprises locales exerçant des activités courantes, tandis que le second intervient auprès de sociétés disposant de filiales étrangères ou réalisant des opérations internationales.
Les facteurs d’exposition de leurs portefeuilles peuvent être différents, même si les deux professionnels appliquent les mêmes procédures internes.
La qualité du rattachement des dossiers et l’actualisation des informations clients deviennent donc des éléments importants pour préparer les réponses.
Quel lien entre le questionnaire 2026 et les contrôles LBC-FT 2027-2029 ?
Les réponses au questionnaire LCB-FT 2026 contribueront à la programmation des contrôles prévus pendant la période 2027-2029.
Le niveau d’exposition identifié constitue un élément d’appréciation pour le comité LBC-FT, chargé de définir le programme de contrôles. Les modalités de vérification peuvent notamment être adaptées aux caractéristiques des professionnels concernés.
Quelles conséquences en cas d’absence de réponse ?
Ne pas répondre au questionnaire dans les délais prévus peut entraîner une conséquence directe.
L’article 466 du règlement intérieur de l’Ordre précise que l’absence de réponse dans le délai imparti débouche sur un contrôle LBC-FT, sans bénéfice de la procédure de nouveau contrôle à un an.
La participation à la campagne constitue donc un point de vigilance pour tous les professionnels concernés, indépendamment de la taille de leur structure ou des caractéristiques de leur clientèle.
Il convient également de distinguer ce questionnaire d’évaluation du questionnaire préparatoire transmis lorsqu’un contrôle sur site est programmé. Le premier sert à apprécier l’exposition aux risques des professionnels, tandis que le second intervient dans le cadre d’un contrôle déjà décidé.
Pour approfondir le cadre réglementaire, le déroulement des contrôles et les sanctions.
Comment préparer efficacement son cabinet au questionnaire LCB-FT 2026 ?
La préparation du questionnaire repose principalement sur la capacité du cabinet à rassembler des informations fiables concernant son organisation et ses portefeuilles clients.
Lorsque ces données sont dispersées entre plusieurs outils ou nécessitent des vérifications manuelles, leur consolidation peut rapidement devenir chronophage.
Voici cinq actions concrètes pour anticiper cette démarche.
1. Vérifier les informations disponibles dans les dossiers clients
La première étape consiste à examiner les données déjà disponibles dans le portefeuille du cabinet.
Selon les questions figurant dans le formulaire officiel, les informations utiles à la préparation peuvent notamment concerner :
- L’identité et la forme juridique des entreprises clientes.
- Leur secteur d’activité et leurs principales caractéristiques.
- Les dirigeants et bénéficiaires effectifs.
- Les missions réalisées par le cabinet.
- Les éventuelles activités ou relations internationales.
- Les facteurs de risque identifiés.
- Le rattachement de chaque dossier à l’expert-comptable concerné.
L’objectif n’est pas de reprendre systématiquement chaque dossier dans son intégralité, mais de disposer d’une vision suffisamment précise des informations nécessaires à l’évaluation.
Une première vérification permet également d’identifier les données absentes, incohérentes ou insuffisamment actualisées.
2. Identifier les dossiers nécessitant une actualisation
Les informations relatives aux clients peuvent évoluer au cours de la relation d’affaires. Un changement de dirigeant, une modification de l’actionnariat ou le développement d’une nouvelle activité peut modifier certaines caractéristiques du dossier.
Ces évolutions doivent être prises en compte lorsque cela est nécessaire pour apprécier correctement l’exposition aux risques du portefeuille.
Avant de préparer les réponses, il peut donc être utile de distinguer les dossiers suffisamment renseignés de ceux nécessitant des vérifications complémentaires.
Cette approche permet de concentrer les efforts sur les informations manquantes ou obsolètes, plutôt que de reprendre indistinctement l’ensemble du portefeuille clients.
3. Vérifier le rattachement des portefeuilles aux experts-comptables
Dans les structures regroupant plusieurs experts-comptables, le rattachement des dossiers constitue une étape particulièrement importante.
Chaque professionnel doit pouvoir identifier les clients relevant de son périmètre afin que les réponses préparées correspondent à son exposition réelle aux risques.
Un dossier attribué au mauvais professionnel peut fausser les données consolidées et conduire à une représentation inexacte de son portefeuille.
Il est donc recommandé de vérifier les affectations avant de procéder à l’analyse des informations recueillies.
Pour les cabinets disposant de plusieurs établissements ou d’une organisation complexe, cette vérification peut également nécessiter une coordination entre les différents responsables.
4. Organiser la préparation entre les collaborateurs et les associés
La préparation du questionnaire peut mobiliser plusieurs personnes au sein du cabinet. Une répartition claire des responsabilités permet d’éviter les recherches en doublon et de faciliter la validation des informations.
Les collaborateurs peuvent notamment participer à la vérification des dossiers, à la collecte des données manquantes et à l’identification des situations nécessitant une attention particulière.
Les responsables de dossiers peuvent ensuite examiner les informations recueillies et signaler les points nécessitant une analyse complémentaire.
Les experts-comptables conservent la responsabilité de l’appréciation des informations relevant de leur portefeuille et de la validation de leurs réponses.
Cette organisation collaborative permet de préparer la campagne progressivement, sans concentrer l’ensemble des vérifications sur une seule personne.
5. Consolider les réponses et vérifier les informations avant transmission
Une fois les données rassemblées, une dernière phase de vérification reste nécessaire.
Le cabinet doit notamment s’assurer que les réponses correspondent aux informations disponibles, que les dossiers ont été correctement rattachés et que les éléments utilisés sont suffisamment récents.
Il est également pertinent de conserver une trace des données et des analyses ayant servi à préparer les réponses, afin de pouvoir retrouver facilement les informations en cas de besoin.
La préparation peut être facilitée par les outils internes du cabinet, mais les réponses doivent être vérifiées par les professionnels concernés et transmises selon les modalités officielles de l’Ordre.
La centralisation des informations constitue donc un véritable avantage organisationnel, particulièrement lorsque plusieurs collaborateurs interviennent sur les mêmes dossiers.
FAQ : les questions fréquentes sur le questionnaire LCB-FT 2026
Un contrôle qualité récent dispense-t-il de répondre au questionnaire ?
Non. Le contrôle qualité et la campagne d’évaluation LCB-FT constituent deux dispositifs distincts. Un professionnel ayant récemment fait l’objet d’un contrôle qualité reste concerné par la campagne 2026.
Comment transmettre les réponses au questionnaire LCB-FT 2026 ?
Les réponses doivent être transmises selon les modalités indiquées par l’Ordre des experts-comptables, via son portail officiel. Les logiciels métiers peuvent aider à préparer les informations, mais ils ne remplacent pas la saisie et la validation des réponses par les professionnels.
Peut-on préparer le questionnaire avec un fichier Excel ?
Oui, un fichier Excel peut servir à consolider les informations provenant des différents dossiers clients. Cette méthode peut toutefois nécessiter des extractions, des rapprochements et des vérifications manuelles, notamment lorsque le cabinet compte plusieurs experts-comptables ou un portefeuille important.
Où consulter les dates officielles de la campagne ?
Les dates définitives et les modalités de participation doivent être vérifiées dans les communications transmises par l’Ordre des experts-comptables. Il est préférable de se référer à ces informations plutôt qu’à un calendrier prévisionnel.
Questionnaire LCB-FT 2026 : anticipez la préparation de votre cabinet
Le questionnaire LCB-FT 2026 constitue une étape importante dans l’évaluation de l’exposition des experts-comptables aux risques de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme.
Pour les cabinets, sa préparation repose avant tout sur trois éléments : une bonne connaissance de leur portefeuille clients, des informations régulièrement actualisées et une organisation permettant de consolider les données nécessaires.
En anticipant ces vérifications, les professionnels peuvent aborder la campagne dans de meilleures conditions et limiter les opérations de recherche ou de mise à jour de dernière minute.
Pour faciliter l’organisation de ces démarches au quotidien, Queoval Expert propose une Solution LAB dédiée aux cabinets d’expertise comptable, permettant de centraliser les informations clients et de structurer le suivi de la vigilance.